lunes, octubre 15, 2007

Haïti, terre délabrée

« (…) Nous voguons sur une mer d´une beauté creuse, dans le royaume d´Agoué, le dieu vaudou des océans. Le sens même de la vie semble s´évanouir. Nous nous demandons aussi si la terre d´Haïti sera capable de nourrir encore longtemps son lourd fardeau humain.

Ne disposant ni de pétrole ni d´assez d´électricité, la plupart des Haïtiens n´ont pas que le charbon de bois comme combustible bien qu´ils soient conscients que leurs fours à charbon sont en train de décimer les derniers arbres de l´île. ¨Nous luttons contre la famine. Si nous ne produisons pas de charbon nous ne mangerons pas¨, explique un charbonnier.

Le résultat est un cauchemar écologique.

Privées d´arbres, les collines aux sols ravinés par les pluies se transforment en déserts. ¨Nos montagnes montrent leurs os¨, disent les Haïtiens (…) Pour se nourrir ils ont coupé les arbres dont ils ont besoin pour préserver le sol dont ils ont besoin pour se nourrir.

Quelle ironie ! Haïti est dotée d´un climat tropical et l´eau y abonde. Mais sans arbres pour fixer la terre et mettre l´eau des pluies en réserve, les torrents d´eau dévalent les pentes, lessivent les sols et emportent au loin tout espoir de survie. La prochaine génération héritera d´un désert stérile et inutilisable.

Nous quittons Haïti avec une profonde affection pour son peuple qui sait sauvegarder sa fierté et sa dignité mais qui se doit de mieux protéger ses ressources naturelles.»

Extractos del documental Haïti, eau de chagrin, de Jacques-Yves Cousteau (1985). Texto de la contraportada del libro Haïti, terre délabrée – Ecologie et dictature, publicado por el Centre de Recherches Sociales et de Diffusion Populaire (CRESDIP), DeskTop Unlimited S.A., segunda edición, Puerto Príncipe, 1991.

Blog Action Day.

Este post ha sido posible gracias a la colaboración transatlántica de gatetes.com

2 comentarios:

Luisete dijo...

Hola Baturrico. Antes que nada felicitarte por tu blog: he echado un vistazo general y me parece excelente.
Yo soy un policía español miembro de la MINUSTAH. Llevo sólo un mes en el país y estoy destinado en la capital. Con tus entradas me sirves de guía para, en un futuro, intentar conocer mejor Haití e intentar visitar los sitios que consideras relevantes.
Un saludo.

P.D.- No me queda muy claro(aunque me figuro que quizás lo quieras mantener así) si también perteneces a la MINUSTAH, a una ONG o trabajas por tu cuenta...

Baturrico dijo...

Muchas gracias Luisete, me alegro de que te guste el blog y que te esté siendo útil. Sí, también soy minustero. Nos vemos.